Favoriser la diversité florale pour sauvegarder des insectes pollinisateurs
Dans le cadre de la semaine du développement durable, il me semble important de revenir sur l’approche de notre projet pour favoriser la diversité florale afin de sauvegarder des insectes pollinisateurs.
Septembre et octobre sont en effet les deux mois cruciaux où la plus large diversité des espèces en fleurs est une garantie pour la santé de nos abeilles noires et des pollinisateurs sauvages.
C’est la période pendant laquelle les abeilles stockent leurs réserves de nectar et de pollen, et plus il y a d’espèces meilleur est l’apport alimentaire.
En dessous de 14 espèces, la diversité de pollens est insuffisante pour garantir la bonne santé des insectes pendant la période hivernale.
Concernant nos actions en la matière, nous avons exploité une de nos jachères agricoles dans laquelle nous avons géré les fauches pour garantir une floraison des espèces sauvages et agricoles aux périodes clé de la saison.
Lors du 3ème prélèvement de cette parcelle témoin effectuée le 18 septembre, nous y avons prélevé 22 espèces différentes ! Pari gagné pour la seconde année !
L’analyse ADN nous apportera des réponses précieuses quant aux espèces d’insectes qui se seront posés sur chacune des fleurs pour se nourrir.
Le repeuplement des abeilles noires est un des axes majeurs de notre projet et depuis maintenant 2 ans, nous avons travaillé au côté de différents partenaires pour déterminer une méthodologie robuste visant à identifier et sélectionner les colonies les plus représentatives de cette espèce.
En appui des travaux déjà réalisés par le Conservatoire d’Abeilles Noires, nous avons exploré une méthode révolutionnaire basée sur les nervures des ailes des abeilles en logique de marqueur génétique.
Nous avons confirmé ces analyses par des tests ADN dans le laboratoire d’APINOV, le centre de recherche et de formation apicole situé en Charente Maritime.
Et pour identifier les meilleures souches, nous avons recherché sur notre territoire plusieurs ruchers de colonies sauvages nichés dans les arbres, les murs, les haies,… afin d’effectuer nos tests ADN.
Grâce à ces travaux, nous avons plusieurs souches très prometteuses issues des différentes colonies sélectionnées et qui ont permis, courant juin, la naissance de 23 reines.
16 jours précisément après leur naissance, nous avons positionné ces reines dans plusieurs lieux où le taux d’abeilles noires mâles de souche variée est élevé, pour démarrer le test de fécondation.
Ce travail par itération va permettre de démultiplier les ruchers d’abeilles noires et, pour garantir une gestion efficace de ces colonies, nous avons commencé à rassembler les apiculteurs professionnels et amateurs pour les embarquer dans notre projet et leur confier ces nouveaux ruchers.
Tout ce travail à l’échelle locale doit aussi servir de modèle vertueux dans d’autres régions, et c’est dans cet objectif que nous partageons régulièrement nos travaux et résultats avec d’autres acteurs, eux-mêmes impliqués dans cette démarche.
Il reste encore beaucoup de choses à faire, notamment pour développer un environnement plus favorable et une bonne cohabitation entre les enjeux agricoles et apicoles.
Envie de partager plus en détail notre projet et voir comment vous pouvez nous accompagner ? Rien de plus simple, laissez-nous vos coordonnées sur notre boite mail contact@abeille-noire-du-loiret.fr ou notre formulaire de contact, ou prenons rendez vous directement par téléphone au 06 18 42 58 28
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